Ce n’est pas aux femmes de payer la crise !
La crise, c’est le prétexte pour le gouvernement d’accélérer encore les attaques contre nos acquis sociaux. Le nombre de chômeurs et chômeuses progresse chaque jour et on sait que les femmes sont les plus fragiles sur le marché du travail : elles représentent 80 % des emplois à temps partiels (majoritairement subi). Elles sont plus présentes dans les secteurs comme le nettoyage, la petite et grande distribution où le temps partiel est souvent cumulé avec d’autres formes de précarité (comme les CDD) et avec la flexibilité des horaires… La crise risque fort de durer et les femmes d’en payer les conséquences.
C’est pourquoi, les associations, partis et syndicats féministes appellent à une manifestation nationale le 17 octobre pour les droits des femmes.
Il ne s’agit pas, ici de séparer les questions concernant les femmes de celles qui concernent l’ensemble des salariés. L’objectif de cette journée de mobilisation est de mettre en lumière la situation des femmes, parce que ce sont les premières concernées par la politique de régression sociale du gouvernement et du patronat et qu’elles sont, trop souvent, les oubliées du mouvement social. La lutte féministe se construit en solidarité avec tous/toutes les salarié-e-s et participe à la construction d’un mouvement social unitaire qui soit une vraie riposte aux attaques du gouvernement.
Injustices, inégalités : Droits des femmes en danger L’écart des salaires entre homme et femme est de 24 %. Ce qui se traduit aussi par un niveau de retraite largement inférieur à celui des hommes et cela risque d’empirer. En effet, concernant les retraites, le gouvernement voulait supprimer la bonification de 4 semestres d’annuités par enfant, accordé aux mères dans calcul de la retraite. La mobilisation a permis un premier recul puisque la première année de bonification sera maintenue mais la deuxième devra faire l’objet d’une négociation entre le père et la mère. Avec cette remise en cause des retraites, la franchise médicale, la casse de la santé publique, la fermeture des Centres d’interruption Volontaires de Grossesses, la suppression du Service Droit des Femmes et de l’égalité... Sarkozy s’en prend directement et profondément aux droits des femmes.
Contre les violences faites aux femmes De nombreuses femmes sont victimes de violences chez elles, au travail, dans la rue et ce, dans tous les milieux sociaux, cela uniquement parce qu’elle sont des femmes ! Le gouvernement a comme unique réponse la répression. Ce n’est pas leur projet qui va régler le problème mais une vraie politique d’éducation, de prévention et d’accompagnement des femmes victimes de violences. C’est pourquoi nous nous battons pour une loi cadre contre les violences faites aux femmes.
Pour un service public de qualité
La crise c’est aussi l’occasion de tirer à boulets rouges sur les services publics. La création de jardins d’éveils payants pour remplacer la première année de maternelle est un exemple parmi d’autres. Nous voulons un service public de qualité qui garantit l’accès à toutes et tous à l’éducation, à la santé, au logement… et des conditions de travail décentes pour les salariés/es du public comme du privé.
TOUTES ET TOUS ENSEMBLE à LA MANIFESTATION DU samedi 17 OCTOBRE 14 h 30 Bastille




Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en
grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s’étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Ils se battent contre la vie chère, les bas salaires,
les licenciements et le chômage, pour leur dignité.