Dimanche 13 septembre 2009 7 13 09 2009 15:59
NPA 7-09-2009 : Note sur la grippe


 L’université d’été du NPA a été l’occasion d’un premier échange avec l’atelier grippe. L’occasion aussi d’une rencontre entre une délégation de la commission santé qui animait l’atelier et une délégation de l’exécutif, en vue de faire de la politique -anti-capitaliste- avec la grippe. Un débat est prévu avec l’exécutif lundi 14 septembre. Compte-rendu trop rapide, avec ajouts des membres de la commission.

Le gouvernement en fait trop? Il fait surtout mal ! Après avoir noté le surtraitement médiatique, les roulements de biceps de Roselyne Bachelot, les milliards d’euros jamais dépensés pour les pathologies du Sud (Sida, palu…), pourquoi nous devons prendre au sérieux la pandémie grippale A/H1N1 ?

Pour 3 raisons au moins :
- La question du droit à la santé.
- Le droit du travail, première victime de la grippe. A chacun ses urgences sociales : nos vies valent plus que leurs profits.
- La pandémie naît dans les usines à porc du capitalisme.

La gestion de la pandémie confiée au marché et à l’Etat fort, un moment d’unanimité nationale pour Roselyne et Nicolas ou au contraire, la formulation par le mouvement social, et donc le NPA, de ses propres exigences sociales, écologiques, sanitaires… et donc politiques, en lien avec une expertise indépendante. Voilà l’alternative. Pas besoin de dramatiser la pandémie pour faire plus anti-capitaliste (les labos qui lâchent les virus pour vendre des vaccins…), poser les bonnes questions.

1-La question du droit à la santé.
Guère plus dangereuse -pour l’instant- que la grippe saisonnière, par contre très contagieuse, elle risque de toucher en plusieurs vagues jusqu’à 30% de la population mondiale, multipliant ainsi hospitalisations et complications, révélant ainsi les fragilités des systèmes de santé (détruits au Sud sur injonction du FMI, victimes de l’austérité au Nord…).
Dans le secteur santé, il faut relancer la mobilisation contre la loi Bachelot autour de cette question. Fermetures de lits, d’hôpitaux de proximité, plan de retour à l’équilibre des CHU avec 30000 suppressions de postes, concurrence avec le privé… C’est tout le contraire qu’impose l’urgence grippale. S’appuyer sur collectif de défense des hôpitaux, collectif service public, syndicats, chefs de services, associations… pour faire émerger nationalement cette exigence et lui imposer embauches et budgets en fonction des besoins sanitaires.
Public/privé. Les plans blancs vont reporter tout ce qui est hospitalisation programmée, pour consacrer toutes les ressources de l’hôpital public aux complications de la grippe. Le privé et ses dépassements d’honoraires sont en embuscade pour encore plus capter cette médecine rentable. Urgence sanitaire ! Tous les lits privés ET publics doivent être utilisés, réquisitionnés. Interdiction des dépassements d’honoraires.
Gratuité. Il faut remettre en avant la question  de la gratuité (les masques sont bien gratuits…), du refus des tickets modérateurs, augmentation des forfaits hospitaliers, baisse du remboursement du paracetamol, l’interdiction des dépassements d’honoraires,et le caractère universel du même droit à la santé pour tous.
Prise encharge à 100% des arrêts de travail, congés pour enfant malade ou fermeture d’école. Et pas Rtt ou CA ou simple autorisation d’absence…
Vaccination/Tamiflu. Rappel. Paracetamol, hydratation, lavage des mains, isolement et masques sont dans l’extrême majorité des cas la seule nécessité.

Un produit comme le Tamiflu de Roche n’a jamais été testé sur les complications et la mortalité de la grippe saisonnière. Sa place est donc très limitée. Vanté partout par l’OMS, il a surtout servi aux profits du labo. Son utilisation de masse risque surtout de générer des résistances dans les situations de pneumonies virales et complications où il pourrait être utile.

La vaccination, non obligatoire, et ciblée sur les populations âgées et fragilisées, a fait la preuve de son efficacité non pas sur les signes banaux, où il est peu efficace, mais sur la gravité de la grippe saisonnière : Réduction de 50% des complications et de 80% de la mortalité (chiffres validés par une analyse indépendante revue Prescrire). Elle joue donc un rôle positif, et la capacité mondiale de production a été limitée, comme l’a expliqué le Pdg de Sanofi devant la commission parlementaire : « une augmentation significative du potentiel de production confronterait les industriels à un risque économique et financier non négligeable ». Nous le dénonçons. 

Mais le gouvernement français, avant  même la définition d’une stratégie de vaccination pour le H1N, a acheté 90 millions de doses (45x2) pour un milliard d’euros. Pour permettre cette vaccination de masse demandée par le gouvernement en situation de pénurie de capacité de vaccination, des adjuvants, tels le thiomercure doivent être ajoutés au vaccin pour pouvoir produire suffisamment. Mis en cause pour sa toxicité neurologique, centrale et périphérique, encore aggravée chez les enfants en très bas âge et les femmes enceintes, l’OMS, l’agence européenne pour l’évaluation des médicaments (depuis juillet 99), l’AFSSAP, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (juin 2000) demandent le retrait du thiomérosal des vaccins pour enfants. Puis l’agence européenne change d’avis. Le débat est en cours. D’ores et déjà, pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge, ce choix nous paraît inadmissible. Une inquiétude d’autant plus légitime qu’en 1976, la vaccination de masse décidée aux USA avait favorisé l’apparition de paralysies ascendantes (guillain barré).

Vaccination ciblée ou vaccination de masse avec ou sans thiomercure, en France ou partout dans le monde ?
Nous voulons un débat contradictoire car nous craignons qu’aux priorités de santé publique, prévenir les complications, s’ajoute un impératif économique -largement illusoire- la population au travail. Or nous connaissons, en cas de pic massif, une autre méthode… fermer écoles et entreprises (sauf prioritaires). Elle n’est dangereuse que… pour les profits. La vaccination doit.aussi être éclairée, et ne peut donc se faire à la chaîne.
 
2-A chacun ses urgences sociales.
Le droit du travail 1ère victime de la grippe. Nos vies valent plus que leurs profits.
Le capital et le travail vont chacun révéler ce qui est prioritaire dans cette situation d’urgence sociale, de désorganisation économique et sociale de masse que risque de connaître toute notre société.

Les plans de continuité d’activité  vont privilégier les sources de profit, les grands comptes, la flexibilité et la continuité de l’Etat. Notre priorité c’est l’information, la sécurité des personnels et du public, la sécurité des installations et le service au public. Pas question de payer pour leur grippe sur nos salaires ou RTT. Nous voulons le contrôle ouvrier sur toutes les décisions pour faire entendre nos exigences. CHSCT, CTP…
Refus de la flexibilité, de la casse du droit du travail. Circulaire du ministère du travail indiquant que le refus des heures sup peut valoir licenciements.
S’il faut fermer, prise en charge à 100% par l’employeur. Décathlon veut élargir les horaires d’ouverture et ouvrir samedi dimanche « pour diluer » les contacts et maintenir ses profits. Nous, on est plutôt pour fermer Decathlon, payer à 100% les salariés, ce qui libérera d’ailleurs des personnes pour garder les enfants si les écoles ferment. Nos vies valent plus que leurs profits.


3-L’émergence d’une pandémie virale dans les giganstesques usines à porc du capitalisme.
Première pandémie annoncée du XXI siècle, elle accuse les bouleversements induits récemment par le capitalisme dans l’agriculture. Une diversité génétique toujours plus réduite, un entassement toujours plus grand des animaux, pour toujours plus de profits, cela fait de l’agro-bussiness un gigantesque incubateur. On retrouve actuellement la même émergence virale de masse dans l’aquaculture du saumon au Chili (article TEAN or rose et pandémie virale), ou le rôle des usines à poulet dans la diffusion de la grippe aviaire hier… Le capitalisme favorise ainsi les risques de recombinaison scénario noir de la grippe espagnole de 1918.
Défense de la biodiversité, d’une agriculture paysanne de proximité contre l’agrocapitalisme font aussi partie de notre projet éco-socialiste

La grippe est donc un objet politique.

-Un tract central sur le sujet doit être proposé rapidement. En plus d’un tract spécifique secteur santé.
-Une vidéo doit être préparée pour le site, un communiqué discuté avec notre porte-parole.
-Une page centrale de « Tout est à nous ! » donnant des éléments d’intervention doit être préparée

Ressources :
. http://www.europe-solidaire.org recherche grippe
. Un livre à paraître chez Sylepse : Grippe A, Petit manuel à l’usage de ceux qui vont attraper la grippe – et des autres aussi – et qui ne veulent pas mourir idiot par Gérard Chaouat & Patrick Silberstein



Informations diverses

Toujours sur la grippe :
- Olivier Besancenot est signataire de l’appel « Notre souci : préserver la démocratie » signé par des médecins ainsi que par des responsables politiques, syndicaux et associatifs, appel publié par Libération (voir ci-dessous)
- Le NPA a également publié un communiqué sur ce sujet. On peut le trouver sur le site du NPA


«Notre souci : préserver la démocratie»

«Nous, politiques, syndicalistes, chercheurs, médecins, associatifs, tous signataires de l’appel,

demandons aux pouvoirs publics d’ouvrir au plus vite le débat.

«La lutte contre la pandémie de grippe A ne pourra se résumer à une seule réponse technique,

agrémentée de choix individuels. Elle doit être une réponse collective. L’histoire a tranché.

Une pandémie n’a jamais été vaincue par une seule riposte technico-médicale aussi fine soitelle.

C’est aussi la solidarité, l’aide, le souci de l’autre qui permettent d’éviter les

emballements, les dérapages, les exclusions en tout genre.

«Quelle que soit la force de la pandémie, ce sont les plus démunis, les plus isolés, les plus

fragiles qui se retrouveront sans défense face à ce virus. Les pandémies ont toujours agi

comme un reflet des trous noirs d’une société. Des enjeux éthiques importants peuvent se

poser brutalement, mettant en danger les libertés de chacun. Des mesures dérogatoires

pourront être prises.

«Se pose cruellement la question de la solidarité internationale, en termes d’accès aux

traitements et bien sûr d’accès au vaccin. Alors que l’on évoque l’accès universel à la santé,

aucune initiative internationale n’a été à ce jour réellement lancée pour relever ce défi.

«Au-delà des questions nécessaires du vaccin, des stocks d’antiviraux, des gestes barrières, il

y a urgence à mobiliser la société autour de ses valeurs. Les décisions ne doivent pas être

prises dans un cénacle d’experts. Le débat doit s’ouvrir sur les enjeux humains et sociétaux

des stratégies de lutte contre la pandémie. Avec un souci : préserver les règles de la

démocratie dans la gestion de cette crise.

«Face au risque, encore hypothétique, de l’arrivée massive de ce virus, nous appelons à sortir

de nos réponses toutes faites, à casser les barrières, à ouvrir les initiatives, à mobiliser

l’énorme tissu associatif. Nous appelons, chacun et les pouvoirs publics en premier chef, à en

débattre. Et à mettre au premier plan de la riposte collective, la solidarité.»

Cet appel a été déjà été signé par des médecins et chercheurs :

Françoise BARRE-SINOUSSI, prix Nobel de Médecine, Willy ROZENBAUM, Gilles

PIALOUX, Jean-Philippe DERENNE, André GRIMALDI, René FRYDMAN, Bernard

HOUSSET, François AUBART, Bernard REGNIER, Didier TABUTEAU, Elisabeth

SLEDZIEWSKI, Corinne PELUCHON, Roland SCHAER, Didier SICARD, Véronique

FOURNIER, Emmanuel HIRSCH, Marie de HENNEZEL.

Par des politiques et des syndicalistes : Martine AUBRY, Noël MAMÈRE, Cécile DUFLOT,

Michèle RIVASI, Marie-George BUFFET, Olivier BESANCENOT, Jean-Marie LE GUEN,

Delphine BATHO, Manuel VALLS, Aurélie FILIPPETTI, Jean-Paul HUCHON, Marisol

TOURAINE, Arnaud MONTEBOURG, Jean-Louis BORIE (Syndicat des avocats de France),

Emmanuel PERREUX (Syndicat de la magistrature, Antoine LAZARUS (Groupe

information-prison), François CHÉRÈQUE (CFDT), Alain OLIVE (Unsa), Annick COUPÉ

(Solidaires), Gérard ASCHIERI (FSU).

Par des responsables d’ONG et d’associations : Olivier BERNARD (Médecins du Monde),

Marie-Pierre ALLIÉ (Médecins sans frontières), Rony BRAUMAN, Stefania PARIGI (Samu

social), Patrick DOUTRELIGNE (Fondation Abbé-Pierre), Bruno SPIRE (AIDES), Christian

SAOUT (Collectif des usagers de la santé), Christophe DELTOMB (Emmaüs), Claude

RAMBAUD (le Lien), Elsa COHEN (Confédération des familles), Arnaud de BROCA

(Association des accidentés de la vie), Claude Finkelstein ( Association de patients et expatients

en psychiatrie)…

 

Par npa
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 09 2009 15:45

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Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d'espèces.

D'ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.  

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu'il s'agit d'une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires

Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :

- Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;

- Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;

- Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;

- Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;

- Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord comme au Sud ;

- Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;

- Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.

La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre

Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.

Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société. 

Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu'une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.

En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.

Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale

Premiers Signataires :

Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, Aitec - IPAM, Amis de la Terre, Attac, Bizi !, Confédération Paysanne, Ecorev', Fac Verte, FSU, Fondation Copernic, LDH, Mouvement de la Paix, MRJC, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d'Ecologie Populaire

Soutenu par :

Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA

TOUT CE QUE VOUS VOULEZ SAVOIR SUR LES POSITIONS DU NPA SUR L'ECOLOGIE : voir le site http: //www.npa2009.org

Par npa
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 09 2009 13:00

COLLECTIF VÉRITÉ ET JUSTICE POUR ALI ZIRI

Rassemblement le vendredi 11 septembre 2009 à Argenteuil

 

Le 09 juin 2009, Ali Ziri, retraité algérien âgé de 69 ans, est transporté à l’hôpital d’Argenteuil après un contrôle policier et un passage au commissariat. Il décède le 11 juin, après avoir sombré dans le coma. Le procureur du Tribunal de Grande Instance du Val-d’Oise attribue alors sa mort à « une hypertrophie cardiaque » et décide de clore l’enquête.

Devant la pression du collectif, le magistrat revient sur sa décision et ordonne des investigations complémentaires. Un juge d’instruction a été ainsi nommé et une contre expertise a révélé le 20 juillet que ce sont bien des coups qui ont tué Ali Ziri. Des traces d’hématomes de 12 à 17 centimètres ont été relevées sur tout le corps du défunt.

Ces conclusions soulèvent l’indignation croissante des habitants d’Argenteuil et d’ailleurs. Le succès de la marche du 24 juin et du rassemblement du 19 août le prouve.

Aussi l’écho médiatique grandissant, le collectif a décidé d’amplifier la mobilisation citoyenne en organisant un

rassemblement le 11 septembre 2009

(3 mois jour pour jour après la mort de M. Ali Ziri)

à 18 heures, à Argenteuil, sur la dalle du Val-d’Argent-Nord

(esplanade de l’Europe).

Lors de ce rassemblement, des membres du collectif prendront la parole pour rétablir les faits et exiger qu’au moins les trois policiers, auteurs de ces violences, soient jugés et condamnés. Le tout en lien avec la présence des familles des victimes, des personnalités publiques et des associations, qui interviendront également pour évoquer les nombreuses mobilisations actuelles contre les bavures policières de ces dernières années en France. D’autres initiatives, plus fortes et unitaires pour obtenir la vérité et la justice pour Ali Ziri et pour toutes les victimes des violences policières, seront annoncées à cette occasion.

Paris, le 31 août 2009

Les membres du collectif (premiers signataires) :

AC le feu, AL95, ATMF, AMABVO, CGT, Être de Gauche, GISTI, LO, MIB, MQJS, NPA, PCF, PG, PCOF, Résistons Ensemble contre les violences policières, SDAE, Les Verts, Les Résidents du Foyer les Remparts, Les proches et amis du défunt Ali Ziri…

 

SOIRÉE DE SOLIDARITÉ AVEC LES SYNDICALISTES DE L'USTKE ET POUR LA DÉFENSE DES DROITS

Lundi 14 septembre à 20h30 au cinéma La Clef (21 rue de la Clef - 75005 Paris - Métro Censier-Daubenton), soirée organisée par le collectif Solidarité Kanaky la veille du rendu du verdict en appel de 26 syndicalistes de l'USTKE. Avec des représentants USTKE, Union calédonienne, UCR, SLUA, Sénat coutumier, associations de jeunes des quartiers, Rheebu Nuu, Parti travailliste et avec la participation d'Elie Domota (LKP), de Bruno Dalberto (CGT), Christian Mahieux (Solidaires), Olivier Besancenot (NPA), José Bové (Europe écologie), etc

Plus d'infos sur : solidaritekanaky.org

 

Au procès en appel des syndicalistes de l’USTKE, le parquet a requis des peines plus lourdes que celles prononcées en première instance : 15 mois ferme contre Gérard Jodar, le président du syndicat et des peines alourdies pour les 25 autres militants. Le jugement doit être rendu le 15 septembre prochain, il ne reste donc que quelques jours pour mobiliser pour la libération de tous les syndicalistes dans cette colonie. Pour rappel, Jodar et ses camarades sont poursuivis suite à une manifestation syndicale sur l’aérodrome de Nouméa pour « entrave à la circulation d’un aéronef », un délit ressorti de l’arsenal judicaire ces dernières années contre les citoyens qui s’opposent à la reconduite musclée de sans papiers sur des vols commerciaux. Jusqu’à présent en métropole, les condamnations n’ont jamais été au-delà d’amendes, il ne faut pas laisser s’instaurée à partir de cette colonie une jurisprudence liberticide. A l’occasion de la venue en France d’une délégation du Collectif pour la défense des droits fondamentaux et la lutte contre les discriminations, plusieurs initiatives sont prévues, la NPA appelle à y participer. (voire l’agenda et le site solidaritekanaky.org)

 

FETE DE L'HUMANITE : le NPA aura un stand les vendredi, samedi et dimanche 10, 11 et 12 septembre

 

Par npa - Publié dans : Agenda
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 06 2009 22:27
FAITES COMME NOUS, PRENEZ PARTI EN REJOIGNANT LE NPA.

anticapitaliste.romainville@yahoo.fr
06.13.01.31.69


Notre liste menée par Omar Slaouti en Ile-de-France réalise un score tout à fait honorable puisqu'elle recueille 6,43% des bulletins exprimés sur Romainville. (voir tout les réultats sur la ville).

Cela donne une perspective optimiste pour construire une force politique anticapitaliste efficace sur Romainville.

Nous savons que beaucoup d'électeurs de Besancenot à la dernière présidentielle se sont abstenus cette fois ci (70% selon des sondages).

Nous savons que bon nombre partage une grande partie des idées et des actions mises en avant par le NPA.

Nous sommes des centaines sur Romainville à vouloir qu'émerge une force anticapitaliste qui propose une alternative indépendante du Parti Socialiste.

Ce PS qui gouverne la ville en refusant de scolariser des enfants de sans-papiers, en expulsant des locataires de logement HLM qui ne peuvent plus payer leur loyer, en ayant aucune politique de la jeunesse, en créant une police municipale, en proposant la vidéo surveillance, en décretant que les employés municipaux verront leur prime amputée à partir de 8 jours d'arrêt de travail dans l'année (congé de maternité compris),...

Aujourd'hui nous sommes une petite dizaine de membres et de sympathisants au comité NPA de Romainville. Nous pouvons être des dizaines.

ALORS, FAITES COMME NOUS, PRENEZ PARTI EN REJOIGNANT LE NPA.

anticapitaliste.romainville@yahoo.fr
06.13.01.31.69
Par npa
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Mardi 26 mai 2009 2 26 05 2009 00:47


Réunion Publique

Vendredi 29 mai - 20H00

Salle Jean Lurçat

cité Cachin (à côté de la caisse d'épargne)

avec Stéphane Dupré, candidat sur la liste NPA Ile-de-France

Par npa
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