Mercredi 30 septembre 2009
Manifestation nationale 17 Octobre 2009  
 
  Cette manifestation nationale du 17 octobre est très importante tant par son contenu politique que par la dynamique unitaire dont elle est porteuse.
Cela fait plusieurs années qu’il n’y a pas eu de manifestation avec montée nationale en faveur des droits des femmes.

Cette manifestation répond au besoin de mobiliser largement les femmes et leurs soutiens pour faire échec à l’ensemble des attaques dont elles font l’objet, notamment dans le cadre de l’aggravation de l’offensive capitaliste :

- Précarisation accrue,
- Suppression de postes par milliers dans les services publics largement féminisés, etc.
- Atteintes contre les maternelles avec l'ouverture des jardins d’accueil payants
- Remise en cause des bonifications en matière de retraite pour les mères salariées
- Remise en cause régulière des subventions accordées aux associations féministes (ex. Planning Familial) 

Lancée à l’initiative du Collectif National pour les Droits des femmes et de Femmes Solidaires, cette manifestation nationale a reçu aujourd’hui le soutien de très nombreuses associations, confédérations syndicales (sauf FO et CFDT), des partis de gauche (gouvernementale et radicale).

Dans le contexte d’une rentrée sociale difficile et éclatée (même si la mobilisation des boîtes en lutte et notamment de l’automobile en lutte peuvent ouvrir un espace d’unification et de radicalisation), le 17 octobre appelé unitairement (plus de 90 organisations signataires) peut constituer un relais dans la mobilisation sociale.

Cette mobilisation s'articule autour de 6 axes: liberté, autonomie, dignité, laïcité, égalité et solidarité. (Cf. tract d’appel unitaire).

Le NPA participe à toutes les réunions unitaires de préparation au niveau national.
Plusieurs villes préparent aussi cette manifestation : Lyon, Bordeaux, Marseille, Orléans, Laval, La Seine St Denis, Toulouse, Nantes, Tours.

La Commission National Intervention Féministe (CNIF) du NPA  a élaboré un 4 pages spécifique intitulé: « C'est pas aux femmes de payer leur crise ». Il y aura bien évidemment un cortège NPA avec un camion sono, une banderole spécifique et un autocollant. Le tract de la semaine précédente portera sur les droits des femmes et la manifestation.

Nous savons que des camarades participent dans différentes régions ou villes à des cadres unitaires de préparation à la manifestation. Là où ce n'est pas le cas, il est possible de mettre en place des initiatives unitaires (diffusions unitaires, collages unitaires, départs collectifs...). Il faut aussi qu'apparaisse sur nos tables NPA, le matériel féministe élaboré par la CNIF (4 pages, tract NPA). Plus largement, profitons de cette initiative pour avoir des débats dans les comités sur le féminisme et le profil féministe du NPA. .

N’oublions pas l’ampleur qu’a prise la manifestation féministe de novembre 1995 qui a rassemblé 40 000 personnes de différentes générations pour le droit à l’emploi des femmes, pour le droit à l’avortement contre les commandos d’extrême droite etc., très unitaire et qui, de fait, a «ouvert» la mobilisation sans précédent depuis 1968 : le mouvement social de 1995.

Par npa - Publié dans : Manifestations
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Lundi 21 septembre 2009

Motion d'étape sur les élections régionales adoptée par le CPN des 19 et 20 septembre

 

Précision : cette motion votée par le CPN ne fige pas l'orientation du NPA pour les régionales. C'est une motion d'étape, un cadre fixant les pistes d'orientation à la fois pour alimenter le débat interne et pour mandater les directions du NPA, à l'échelle nationale et locale, pour explorer les possibilités d'un accord unitaire. Le débat se poursuit au sein des comités. Les modalités précises de la consultation interne de novembre seront précisées par le prochain CPN des 7 et 8 novembre conformément à nos statuts.

 

1) Les prochaines élections régionales s'inscriront dans l'offensive politique et sociale  du gouvernement et des classes dominantes contre les classes populaires qui s'intensifie avec la crise. Sarkozy veut en faire une revanche par rapport à celles de 2004, affaiblir encore plus une opposition parlementaire largement discréditée et ouvrir la porte à de nouvelles attaques contre le monde du travail. Son ouverture à la droite souverainiste flétrit encore plus les ralliés de gauche, réaffirme la prétendue « victoire idéologique » de la droite, étayée par les dérives libérales du PS et des Verts, et accrédite l'idée qu'il n'y a pas d'autre politique possible que la défense de l'ordre capitaliste fut-ce au prix de profondes  régressions sociales.

 

 2) Ce contexte est cependant marqué par des résistances populaires, d'abord contre les licenciements mais aussi les violences policières ou encore la dégradation de l'environnement... Cette période - incluant les élections - nécessite de redonner confiance au monde du travail, dans ses propres forces et dans l'objectif d'une lutte d'ensemble. Ceci implique de travailler au regroupement de ceux qui ne se soumettent pas au capitalisme, défendre un programme d'urgence afin de faire payer leurs crises aux classes dirigeantes dans la perspective d'une confrontation générale avec le patronat et le pouvoir.

Dans la continuité de la motion votée au congrès de fondation englobant européennes et régionales, nous proposons à toutes les forces antilibérales et anticapitalistes (PCF, PG, LO, Alternatifs, Fédération, Mouvement des objecteurs de croissance, militantes et militants du mouvement social et des quartiers populaires) de porter ensemble les exigences issues des luttes et des courants d'opinions populaires qui ne veulent pas payer la crise.

Les élections et les luttes sociales ou écologiques sont deux aspects d'une même bataille où nous visons à renforcer l'adhésion aux perspectives anticapitalistes et à permettre leur expression.

Face au déplacement à droite d'un nombre substantiel de forces de la gauche traditionnelle et le projet de mise en place d'une force de centre gauche, nous voulons convaincre qu'une autre voie est possible, correspondant à l'aspiration de la population à l'unité et à la convergence des luttes. Nous devons construire une gauche combative indépendante du PS.

 

3/ C'est dans cette perspective que nous entendons poursuivre publiquement les discussions avec les forces antilibérales et anticapitalistes en vue d'un accord unitaire dans le cadre suivant :.

            a) Un accord national sur une plateforme de soutien aux luttes des salariés et des opprimés et des exigences sociales et écologiques favorisant des formes de lutte unitaire, autogérées et démocratiques, impliquant dans l'activité et les prises de décision, l'ensemble des acteurs et actrices de ces luttes.  C'est ce dont nos élus seront les relais et porte paroles autour d’un programme de mesures d’urgence contre l’offensive patronale, en opposition déterminée à la politique gouvernementale et à l’extrême droite, dans l’indépendance vis-à-vis du PS et du parti des Verts. impliquant le refus de toute majorité de gestion et par conséquent de participation à tout executif de région avec eux. Ce programme est un plan de rupture avec les politiques libérales et le capitalisme loin des illusions qui prétendraient le rendre plus « humain » et le « repeindre en vert ».

            b) dans ce cadre général, un accord sur une plateforme de mesures sociales et écologiques adaptées aux prérogatives des conseils régionaux : sur l'éducation, la formation, les transports, les services publics, sur l'emploi, l'environnement, le logement, l'agriculture, la culture... avec pour point d'orgue la mobilisation des fonds publics au service des intérêts généraux de la population et donc le refus de toute subvention aux intérêts privés et patronaux. Un programme qui tranche avec les déclinaisons locales des politiques d'adaptation au capitalisme menées par des majorités d'union de la gauche sortante, un programme prenant appui sur l'organisation et la mobilisation des classes populaires pour qu'elles se donnent les moyens de contrôler et décider.

La question du deuxième tour n'est pas la discussion prioritaire. C'est une question tactique qui dépend des rapports de forces, notamment des résultats du premier tour. Notre objectif est d'impulser la plus large dynamique pour battre la droite et infliger une défaite Sarkozy  et elle dépend d'abord du premier tour.

 

Il convient cependant de définir avec nos partenaires la façon dont nous abordons cette question :

 

            - Favorables à la proportionnelle, nous considérons que nos électeurs doivent être représentés. Cela implique de mettre devant leurs responsabilités le PS et les verts pour qu'un accord technique pour une fusion démocratique puisse être conclu entre les deux tours.

Il ne saurait en aucun cas être constitué sur la base d'un accord programmatique de gestion des régions avec ces partis d'abord parce que les bases politiques n'existent pas comme le montre le bilan des équipes d'union de la gauche sortantes, ensuite parce que nous ne voulons pas que nos élus perdent leur liberté de vote et de parole au sein du conseil régional. Cela exclut toute alliance avec le Modem qui est un parti de droite.

            - Si le PS et les Verts s'allient avec le Modem ou s'ils refusent la fusion, et dans les cas où nos listes unitaires réaliseraient plus de 10% des suffrages, elles se maintiendront au second tour.

            - Dans les autres cas, les listes adopteront la position la mieux adaptée à la situation locale : appel à battre la droite, appel à l'abstention, absence de consigne de vote... 

4/ Des maintenant, le NPA propose que des débats publics soient coorganisés au niveau local entre les organisations et partis concernés pour permettre à chacune et chacun de s'emparer des débats de fond, en lien avec les mobilisations.

Nous militons pour un accord démocratique qui laisse la liberté à chacune des composantes de      défendre ses propres orientations dans le cadre du soutien aux listes unitaires, en toute solidarité et dans le cadre d'une campagne de terrain.

Cette accord ne peut et ne doit pas se contenter d'accords électoraux de sommet, sans matérialisation au niveau local. Le NPA propose que se constituent des comités unitaires locaux, une fois acté l'accord politique national.

L'unité pour créer une réelle dynamique doit être démocratique à l'image de l'expérience commune encore présente dans les consciences de la bataille de 2005 pour le Non au TCE. C'est bien au même regroupement, élargi à Lutte ouvrière, que nous souhaitons aboutir autour du Non à la politique libérale de la droite et du patronat.

5/ Si notre démarche unitaire échoue, le NPA se présentera dans une démarche d'ouverture, à toutes celles et tous ceux, militants associatifs, syndicaux, politiques qui se reconnaissent dans l'orientation que nous défendons.

6/ Sans attendre, des coordinations régionales des comités du NPA se mettent en place avec pour tâche : l'élaboration du plan de campagne, la désignation des candidats du NPA. Le CE, en lien avec le CPN au plan national, a pour mandat d'appliquer  l'orientation générale votée dans les discussions avec nos partenaires sans engager le NPA avant le vote des militantes et des militants.

 Il reviendra aux coordinations régionales, en lien avec CPN, de mener publiquement le débat sur cette orientation et de mettre en oeuvre les décisions et les accords si notre démarche aboutit. Une commission du CPN aura pour tâche de rédiger une brochure pour les élections régionales (en lien avec la commission des élus), de proposer une plate forme pour les discussions.

Sur la base des  discussions avec les diverses composantes de la gauche antilibérale et anticapitaliste, le CPN des 7 et 8 novembre proposera aux militantes et militants de décider du choix définitif de notre orientation.

Par npa - Publié dans : Régionales 2010
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Mercredi 16 septembre 2009

APPEL A UNE MANIFESTATION NATIONALE A PARIS LE 17 OCTOBRE 2009

Face à la gravité de la situation politique, le Collectif national pour les Droits des Femmes et Femmes solidaires sont à l’origine de cet appel.

La manifestation se prépare activement : réunions, tracts, initiatives diverses. Voici le texte de l’appel. Le tract peut être téléchargé et amplement reproduit !!!


Depuis la fin du 19ème siècle, et même avant, les femmes se battent pour accéder à l’égalité des droits. Le Mouvement de Libération des Femmes, mouvement social de fond , a bousculé la société contemporaine . De fait, grâce au caractère combatif et incisif du MLF, dans une période propice aux luttes sociales, l’égalité des droits a été obtenue. Égalité formelle des droits, oui, mais pas égalité réelle ! Les inégalités ne sont plus dans le code civil ou pénal parfois, mais sont encore bien présentes dans la vraie vie ! La liste en est connue : bas salaires, temps partiels, chômage, retraites inférieures, familles mono parentales, sont avant tout l’apanage des femmes. On peut compléter le tableau, de façon non exhaustive, par le peu de place accordé aux femmes dans la représentation politique ou par les violences qu’elles subissent. Bref, le compte de l’égalité n’y est pas !

La crise financière, économique et sociale ne fera qu’aggraver la situation : ce sont toujours les plus fragiles qui sont encore plus fragilisés. Et quand on voit l’obstination d’un Sarkozy à démanteler la Fonction et les services publics, il y a de quoi s’inquiéter : les femmes doivent déjà par exemple, aux deux bouts de la chaîne, pallier les carences d’un véritable service public de la petite enfance et l’absence notable d’un service public national pour les personnes âgées.

Certes, le pays résiste, résistance dont nous sommes partie prenante, nous qui savons conjuguer lutte pour les droits des femmes et lutte pour le maintien des acquis sociaux. Mais nous ressentons le danger de voir la lutte pour l’égalité femmes/hommes passer au second plan au profit de la lutte contre les discriminations et pour la diversité, comme le prouve la disparition du Service pour les Droits des Femmes et de l’Egalité. Pour éviter cette régression majeure, pour la reconnaissance de la lutte pour les droits des femmes, il nous faut réaliser l’unité. D’autant plus que les idées et les combats féministes ont cheminé. Ils irriguent actuellement les syndicats, les partis politiques de gauche et d’extrême gauche et ce depuis des années déjà.

Seule cette unité, qui doit perdurer, pourra constituer un barrage réel à la régression de la situation des femmes, à la reconquête du lien social . La lutte difficile mais efficace des travailleuses et travailleurs sans papiers pour leur régularisation en apporte la démonstration.

C’est pour cette raison que nous vous appelons à construire ensemble une grande manifestation nationale pour les droits des femmes le 17 octobre prochain. Celle-ci sera notre apport commun à la reconquête du lien social, et constituera un élément de sortie de crise. Elle se déclinera selon six thématiques : liberté de disposer de son corps au travers notamment d’un véritable accès à l’avortement et la contraception , autonomie financière au travers de vrais emplois, de vrais statuts, des salaires décents et du temps pour vivre, dignité avec le vote et l’application de la loi-cadre contre les violences faites aux femmes et avec la reconnaissance des droits des lesbiennes, égalité dans la vie politique, économique et sociale ,laïcité avec aucune ingérence des intégrismes religieux dans nos vies ou contre nos droits, solidarité dans la lutte pour les droits des femmes du monde entier et l’égalité pour les femmes étrangères en France.


Premières organisations signataires : Les Alternatifs,ANCIC, APEIS, ATTAC, AWSA-France (Arabian Women Solidarity Association), Association Droits des Femmes XXe, CADAC, Caféministe de la nouvelle éducation populaire Drôme Ardèche, Chiennes de garde, Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures ,CGT, CGT-Jeunes, Collectif 13 Droits Des Femmes, Coordination Lesbienne en France, CQFD-Fierté lesbienne, Espace Simone de Beauvoir Nantes, Fédération IFAFE (Initiatives des Femmes Africaines de France et d’Europe), Fédération nationale Solidarité Femmes,Féministes Laïques Algériennes et Iraniennes, Femmes Libres de Radio Libertaire, Femmes en Noir, Forum Femmes Méditerranée, FSU, Gauche alternative 54, Jeunes Radicaux de Gauche, Jeunes Verts, IFE France,LDH, LFID (Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie), LMDE, Maison des Babayagas, Marche Mondiale des Femmes, MFPF, Mix-Cité Orléans, Mix-Cité Paris, MJS, MRAP, Négar, NPA, Organisation de Femmes Égalité, Paroles de Femmes, PCF, Parti de Gauche, PS, Pluri-Elles Algérie, RAJFIRE, Réseau Féministe Ruptures , SOS Femme Alternative, SOS SEXISME , Sud Étudiant, UGICT-CGT, UGICT-CGT des Organismes sociaux, UNEF, UNL, Utopia, Union Syndicale Solidaires, Les Verts.

Par npa - Publié dans : Manifestations
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Dimanche 13 septembre 2009
NPA 7-09-2009 : Note sur la grippe


 L’université d’été du NPA a été l’occasion d’un premier échange avec l’atelier grippe. L’occasion aussi d’une rencontre entre une délégation de la commission santé qui animait l’atelier et une délégation de l’exécutif, en vue de faire de la politique -anti-capitaliste- avec la grippe. Un débat est prévu avec l’exécutif lundi 14 septembre. Compte-rendu trop rapide, avec ajouts des membres de la commission.

Le gouvernement en fait trop? Il fait surtout mal ! Après avoir noté le surtraitement médiatique, les roulements de biceps de Roselyne Bachelot, les milliards d’euros jamais dépensés pour les pathologies du Sud (Sida, palu…), pourquoi nous devons prendre au sérieux la pandémie grippale A/H1N1 ?

Pour 3 raisons au moins :
- La question du droit à la santé.
- Le droit du travail, première victime de la grippe. A chacun ses urgences sociales : nos vies valent plus que leurs profits.
- La pandémie naît dans les usines à porc du capitalisme.

La gestion de la pandémie confiée au marché et à l’Etat fort, un moment d’unanimité nationale pour Roselyne et Nicolas ou au contraire, la formulation par le mouvement social, et donc le NPA, de ses propres exigences sociales, écologiques, sanitaires… et donc politiques, en lien avec une expertise indépendante. Voilà l’alternative. Pas besoin de dramatiser la pandémie pour faire plus anti-capitaliste (les labos qui lâchent les virus pour vendre des vaccins…), poser les bonnes questions.

1-La question du droit à la santé.
Guère plus dangereuse -pour l’instant- que la grippe saisonnière, par contre très contagieuse, elle risque de toucher en plusieurs vagues jusqu’à 30% de la population mondiale, multipliant ainsi hospitalisations et complications, révélant ainsi les fragilités des systèmes de santé (détruits au Sud sur injonction du FMI, victimes de l’austérité au Nord…).
Dans le secteur santé, il faut relancer la mobilisation contre la loi Bachelot autour de cette question. Fermetures de lits, d’hôpitaux de proximité, plan de retour à l’équilibre des CHU avec 30000 suppressions de postes, concurrence avec le privé… C’est tout le contraire qu’impose l’urgence grippale. S’appuyer sur collectif de défense des hôpitaux, collectif service public, syndicats, chefs de services, associations… pour faire émerger nationalement cette exigence et lui imposer embauches et budgets en fonction des besoins sanitaires.
Public/privé. Les plans blancs vont reporter tout ce qui est hospitalisation programmée, pour consacrer toutes les ressources de l’hôpital public aux complications de la grippe. Le privé et ses dépassements d’honoraires sont en embuscade pour encore plus capter cette médecine rentable. Urgence sanitaire ! Tous les lits privés ET publics doivent être utilisés, réquisitionnés. Interdiction des dépassements d’honoraires.
Gratuité. Il faut remettre en avant la question  de la gratuité (les masques sont bien gratuits…), du refus des tickets modérateurs, augmentation des forfaits hospitaliers, baisse du remboursement du paracetamol, l’interdiction des dépassements d’honoraires,et le caractère universel du même droit à la santé pour tous.
Prise encharge à 100% des arrêts de travail, congés pour enfant malade ou fermeture d’école. Et pas Rtt ou CA ou simple autorisation d’absence…
Vaccination/Tamiflu. Rappel. Paracetamol, hydratation, lavage des mains, isolement et masques sont dans l’extrême majorité des cas la seule nécessité.

Un produit comme le Tamiflu de Roche n’a jamais été testé sur les complications et la mortalité de la grippe saisonnière. Sa place est donc très limitée. Vanté partout par l’OMS, il a surtout servi aux profits du labo. Son utilisation de masse risque surtout de générer des résistances dans les situations de pneumonies virales et complications où il pourrait être utile.

La vaccination, non obligatoire, et ciblée sur les populations âgées et fragilisées, a fait la preuve de son efficacité non pas sur les signes banaux, où il est peu efficace, mais sur la gravité de la grippe saisonnière : Réduction de 50% des complications et de 80% de la mortalité (chiffres validés par une analyse indépendante revue Prescrire). Elle joue donc un rôle positif, et la capacité mondiale de production a été limitée, comme l’a expliqué le Pdg de Sanofi devant la commission parlementaire : « une augmentation significative du potentiel de production confronterait les industriels à un risque économique et financier non négligeable ». Nous le dénonçons. 

Mais le gouvernement français, avant  même la définition d’une stratégie de vaccination pour le H1N, a acheté 90 millions de doses (45x2) pour un milliard d’euros. Pour permettre cette vaccination de masse demandée par le gouvernement en situation de pénurie de capacité de vaccination, des adjuvants, tels le thiomercure doivent être ajoutés au vaccin pour pouvoir produire suffisamment. Mis en cause pour sa toxicité neurologique, centrale et périphérique, encore aggravée chez les enfants en très bas âge et les femmes enceintes, l’OMS, l’agence européenne pour l’évaluation des médicaments (depuis juillet 99), l’AFSSAP, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (juin 2000) demandent le retrait du thiomérosal des vaccins pour enfants. Puis l’agence européenne change d’avis. Le débat est en cours. D’ores et déjà, pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge, ce choix nous paraît inadmissible. Une inquiétude d’autant plus légitime qu’en 1976, la vaccination de masse décidée aux USA avait favorisé l’apparition de paralysies ascendantes (guillain barré).

Vaccination ciblée ou vaccination de masse avec ou sans thiomercure, en France ou partout dans le monde ?
Nous voulons un débat contradictoire car nous craignons qu’aux priorités de santé publique, prévenir les complications, s’ajoute un impératif économique -largement illusoire- la population au travail. Or nous connaissons, en cas de pic massif, une autre méthode… fermer écoles et entreprises (sauf prioritaires). Elle n’est dangereuse que… pour les profits. La vaccination doit.aussi être éclairée, et ne peut donc se faire à la chaîne.
 
2-A chacun ses urgences sociales.
Le droit du travail 1ère victime de la grippe. Nos vies valent plus que leurs profits.
Le capital et le travail vont chacun révéler ce qui est prioritaire dans cette situation d’urgence sociale, de désorganisation économique et sociale de masse que risque de connaître toute notre société.

Les plans de continuité d’activité  vont privilégier les sources de profit, les grands comptes, la flexibilité et la continuité de l’Etat. Notre priorité c’est l’information, la sécurité des personnels et du public, la sécurité des installations et le service au public. Pas question de payer pour leur grippe sur nos salaires ou RTT. Nous voulons le contrôle ouvrier sur toutes les décisions pour faire entendre nos exigences. CHSCT, CTP…
Refus de la flexibilité, de la casse du droit du travail. Circulaire du ministère du travail indiquant que le refus des heures sup peut valoir licenciements.
S’il faut fermer, prise en charge à 100% par l’employeur. Décathlon veut élargir les horaires d’ouverture et ouvrir samedi dimanche « pour diluer » les contacts et maintenir ses profits. Nous, on est plutôt pour fermer Decathlon, payer à 100% les salariés, ce qui libérera d’ailleurs des personnes pour garder les enfants si les écoles ferment. Nos vies valent plus que leurs profits.


3-L’émergence d’une pandémie virale dans les giganstesques usines à porc du capitalisme.
Première pandémie annoncée du XXI siècle, elle accuse les bouleversements induits récemment par le capitalisme dans l’agriculture. Une diversité génétique toujours plus réduite, un entassement toujours plus grand des animaux, pour toujours plus de profits, cela fait de l’agro-bussiness un gigantesque incubateur. On retrouve actuellement la même émergence virale de masse dans l’aquaculture du saumon au Chili (article TEAN or rose et pandémie virale), ou le rôle des usines à poulet dans la diffusion de la grippe aviaire hier… Le capitalisme favorise ainsi les risques de recombinaison scénario noir de la grippe espagnole de 1918.
Défense de la biodiversité, d’une agriculture paysanne de proximité contre l’agrocapitalisme font aussi partie de notre projet éco-socialiste

La grippe est donc un objet politique.

-Un tract central sur le sujet doit être proposé rapidement. En plus d’un tract spécifique secteur santé.
-Une vidéo doit être préparée pour le site, un communiqué discuté avec notre porte-parole.
-Une page centrale de « Tout est à nous ! » donnant des éléments d’intervention doit être préparée

Ressources :
. http://www.europe-solidaire.org recherche grippe
. Un livre à paraître chez Sylepse : Grippe A, Petit manuel à l’usage de ceux qui vont attraper la grippe – et des autres aussi – et qui ne veulent pas mourir idiot par Gérard Chaouat & Patrick Silberstein



Informations diverses

Toujours sur la grippe :
- Olivier Besancenot est signataire de l’appel « Notre souci : préserver la démocratie » signé par des médecins ainsi que par des responsables politiques, syndicaux et associatifs, appel publié par Libération (voir ci-dessous)
- Le NPA a également publié un communiqué sur ce sujet. On peut le trouver sur le site du NPA


«Notre souci : préserver la démocratie»

«Nous, politiques, syndicalistes, chercheurs, médecins, associatifs, tous signataires de l’appel,

demandons aux pouvoirs publics d’ouvrir au plus vite le débat.

«La lutte contre la pandémie de grippe A ne pourra se résumer à une seule réponse technique,

agrémentée de choix individuels. Elle doit être une réponse collective. L’histoire a tranché.

Une pandémie n’a jamais été vaincue par une seule riposte technico-médicale aussi fine soitelle.

C’est aussi la solidarité, l’aide, le souci de l’autre qui permettent d’éviter les

emballements, les dérapages, les exclusions en tout genre.

«Quelle que soit la force de la pandémie, ce sont les plus démunis, les plus isolés, les plus

fragiles qui se retrouveront sans défense face à ce virus. Les pandémies ont toujours agi

comme un reflet des trous noirs d’une société. Des enjeux éthiques importants peuvent se

poser brutalement, mettant en danger les libertés de chacun. Des mesures dérogatoires

pourront être prises.

«Se pose cruellement la question de la solidarité internationale, en termes d’accès aux

traitements et bien sûr d’accès au vaccin. Alors que l’on évoque l’accès universel à la santé,

aucune initiative internationale n’a été à ce jour réellement lancée pour relever ce défi.

«Au-delà des questions nécessaires du vaccin, des stocks d’antiviraux, des gestes barrières, il

y a urgence à mobiliser la société autour de ses valeurs. Les décisions ne doivent pas être

prises dans un cénacle d’experts. Le débat doit s’ouvrir sur les enjeux humains et sociétaux

des stratégies de lutte contre la pandémie. Avec un souci : préserver les règles de la

démocratie dans la gestion de cette crise.

«Face au risque, encore hypothétique, de l’arrivée massive de ce virus, nous appelons à sortir

de nos réponses toutes faites, à casser les barrières, à ouvrir les initiatives, à mobiliser

l’énorme tissu associatif. Nous appelons, chacun et les pouvoirs publics en premier chef, à en

débattre. Et à mettre au premier plan de la riposte collective, la solidarité.»

Cet appel a été déjà été signé par des médecins et chercheurs :

Françoise BARRE-SINOUSSI, prix Nobel de Médecine, Willy ROZENBAUM, Gilles

PIALOUX, Jean-Philippe DERENNE, André GRIMALDI, René FRYDMAN, Bernard

HOUSSET, François AUBART, Bernard REGNIER, Didier TABUTEAU, Elisabeth

SLEDZIEWSKI, Corinne PELUCHON, Roland SCHAER, Didier SICARD, Véronique

FOURNIER, Emmanuel HIRSCH, Marie de HENNEZEL.

Par des politiques et des syndicalistes : Martine AUBRY, Noël MAMÈRE, Cécile DUFLOT,

Michèle RIVASI, Marie-George BUFFET, Olivier BESANCENOT, Jean-Marie LE GUEN,

Delphine BATHO, Manuel VALLS, Aurélie FILIPPETTI, Jean-Paul HUCHON, Marisol

TOURAINE, Arnaud MONTEBOURG, Jean-Louis BORIE (Syndicat des avocats de France),

Emmanuel PERREUX (Syndicat de la magistrature, Antoine LAZARUS (Groupe

information-prison), François CHÉRÈQUE (CFDT), Alain OLIVE (Unsa), Annick COUPÉ

(Solidaires), Gérard ASCHIERI (FSU).

Par des responsables d’ONG et d’associations : Olivier BERNARD (Médecins du Monde),

Marie-Pierre ALLIÉ (Médecins sans frontières), Rony BRAUMAN, Stefania PARIGI (Samu

social), Patrick DOUTRELIGNE (Fondation Abbé-Pierre), Bruno SPIRE (AIDES), Christian

SAOUT (Collectif des usagers de la santé), Christophe DELTOMB (Emmaüs), Claude

RAMBAUD (le Lien), Elsa COHEN (Confédération des familles), Arnaud de BROCA

(Association des accidentés de la vie), Claude Finkelstein ( Association de patients et expatients

en psychiatrie)…

 

Par npa
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Dimanche 13 septembre 2009

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Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d'espèces.

D'ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.  

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu'il s'agit d'une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires

Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :

- Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;

- Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;

- Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;

- Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;

- Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord comme au Sud ;

- Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;

- Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.

La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre

Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.

Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société. 

Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu'une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.

En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.

Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale

Premiers Signataires :

Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, Aitec - IPAM, Amis de la Terre, Attac, Bizi !, Confédération Paysanne, Ecorev', Fac Verte, FSU, Fondation Copernic, LDH, Mouvement de la Paix, MRJC, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d'Ecologie Populaire

Soutenu par :

Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA

TOUT CE QUE VOUS VOULEZ SAVOIR SUR LES POSITIONS DU NPA SUR L'ECOLOGIE : voir le site http: //www.npa2009.org

Par npa
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